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avent de noël suite: Révision

avent de noël suite

Dernière mise à jour le Il y a 1292 jours par Rescue Brother 1

20 - l'ami est près de nous

Quand nous découvrons que quelque chose est bon pour nous, certains veulent partager, d'autres amassent.

On trouve sur le chemin des prodigues qui dispersent les richesses de la Terre à tout vent. On croise les avares qui cherchent les cassettes qu'ils ont enterrées. Plus rarement, à la pause, une personne vient s'asseoir avec nous. Elle nous offre quelques graines à semer. Elle explique comment les faire fructifier. Elle montre l'intérêt du grain de blé ou du grain de riz et une réalisation facile à partir des récoltes. Elle dit le labeur, elle parle de la sueur. Elle permet de comprendre la liberté à exercer et le respect à finaliser dans l'utilisation des semences.

 

Qui a raison ? Les cassettes pourrissent et donnent une récolte. Le vent sème où il veut et les graines poussent quand elles peuvent. Les semeurs labourent les sols, sèment leurs graines, récoltent un peu, gardent pour les semailles suivantes une part, utilisent une autre part, ils partagent quelques graines. La sueur et le labeur offrent aux hommes de Désir ce qu'ils peuvent.

« Le Seigneur Dieu renvoya donc l'homme du jardin d'Éden, pour qu'il aille cultiver le sol dont il avait été tiré. » Genèse 3.23

La tâche de l'homme serait-elle de se cultiver lui-même et de tirer de lui tout ce qui était disponible, autrefois ?

L'ange dodeline de la tête, il chauffe sa trompette. L'Ami sait. L'étoile luit. Aurions-nous reçu quelques semences pour le sol qui nous constitue ? Les marcheurs marchent. L'étape de la veille annonçait à l'ange que le temps de la trompette approche.

21 - service

Combien sont-ils à se bousculer pour remplir l'office du grand-prêtre ?

Combien sont-ils à se préparer aux travaux nécessaires : nettoyer, ordonner, préparer, embellir et accueillir ?

Ça se bouscule moins pour devenir chef du balai, le faire obéir sous des mains expertes.

 

Ils veulent bien et ils sont incapables de s'abandonner. L'abandon dans la Joie, ce n'est pas évident, parfois l'oubli accompagne la Joie. L'abandon dans la tristesse, c'est rarement simple, souvent l'esprit de révolte fait imaginer des bêtises.

 

L'abandon de soi pour entrer en service d'hommes, d'un lieu, en service de l'Ami, voilà une chose étrange. J'ai fait tant d'efforts pour atteindre le sommet et maintenant que je suis là-haut à contempler l'univers du haut de ma taupinière, je devrai, je pourrai me laisser aller vers Lui.

 

L'Ami est assis, un chien est venu poser sa tête sur sa cuisse. Le chien s'est-il posé des questions ? S'est-il contenté de mendier la présence essentielle et la caresse d'une main qui pose sa douceur sur un corps assoiffé de tendresse ?

 

L'ami apprivoise. L'étoile guide nos pas. L'ange regarde, il tient la trompette fourbie prête à servir.

Mes compagnons marchent, tranquilles, à mes côtés.

Nous sommes six et Un ! J'oublie le chien et sa fidélité.

Nous sommes huit et Un. C'est la foule !

22 - Attendre ou construire l'espérance ?

 

Nous parlons volontiers du bonheur et du malheur. Quand nous examinons nos vies, nous sommes nombreux à rester collés au malheur comme à avoir créé du malheur pour nous ou pour autrui.

Ceux qui créent du bonheur pour eux-mêmes ou autour d'eux nous semblent plus rares.

 

Les philosophies, les religions indiquent des chemins vers le bien, vers une forme de bonheur. Il n'a pourtant jamais été facile de s'installer dans une vie de bien-être constant. C'est comme si, pour exister, nous avions besoin de malheurs.

 

Je ne vous indiquerai pas le chemin à suivre pour le « Bonheur ». Je ne sais pas ce que c'est. Je sais ce que c'est d'être bien autour d'une tasse de thé ; être bien emmêlés dans un lit ; être bien avec ou sans amis ; être bien en famille. Je connais la joie du soleil, de la pluie, du vent, de la neige, du sourire d'amitié, du rire qui jaillit d'une de mes mauvaises plaisanteries. Si vous me demandez ce qu'est le bonheur, à part le fait de vivre, je ne sais pas. Si vous me demandez ce qu'est le malheur, je vous montrerai volontiers mon sac-poubelle. Cela fait des années que je le traîne et que je n'arrive pas à le jeter.

 

D'aucuns souhaitent que leur vie soit prise totalement en charge, et il leur faudrait Dieu, en trois personnes, pour leur indiquer chaque geste de leur vie quotidienne. D'autres savent relire leur vie pour y trouver des moments merveilleux, des instants de plénitude.

 

L'Ami apprivoise. À nous de construire des souvenirs qui laissent la pluie en plein désert, le soleil dans l'ombre glacée de la montagne. L'ange éclate de rire. Sa trompette fourbie luit et les éclats du cuivre doré chantent dans les nuits les plus noires. Le chien s'est approprié la fidélité, il aime sans croire ; il aime sans discuter et sans questionner.

Mes compagnons à mes côtés, nous marchons pour construire de l'espérance. Une ombre timide s'approche et semble vouloir nous rejoindre. L'ombre de l'Ami nous effleure. Souvenir doux et tendre de la Présence.

23 - Prie et nage !

Que ce soit en piscine, ou en mer, il est possible de perdre ses repères. Nager dans la vie implique une perte de repères et de son repaire. Quand je nage, je sais que je nage. Je suis loin d'être certain d'arriver là où je désire toucher un but. Même si vous êtes bon nageur, il peut vous arriver sur une distance courte de vous « désunir », d'être pris dans un remous ou de récupérer une herbe attachante. Même si vous êtes excellent nageur, le courant peut vous déporter et vous conduire là où vous n'êtes pas attendu.

 

La vie offre la possibilité de telles pertes, elle permet la construction de repères et d'un lieu de vie ouvert ou fermé pour les besoins de base et les besoins dérivés. Comment comprendre notre besoin de Paix, de Désir, de Joie, d'Amour ? Comment sont-ils les besoins dérivés de nos besoins de base, comme la nécessité de communiquer ?

 

Je suis prêt à devenir l'acteur de ma vie, le théâtre ne m'appartient pas, le scénario dépend de bien des liens sociaux, le metteur en scène a son mot à dire. Pourtant, sur la scène où je me produis au spectacle de la vie, je ressens la nécessité d'une liberté qui permet l'exercice de la responsabilité. Comment pourrais-je me débarrasser de mes besoins de Paix, de Désir, de Joie, d'Amour ? Comment puis-je les aider à vivre en moi et sur la scène de la vie ?

L'ange s'est arrêté. La trompette fourbie tourne dans sa main et monte puis s'arrête. Le chien m'observe et tourne la tête vers l'Ami. L'ami s'est levé, nous suivons l'étoile, lui, son ombre, la fidélité et mes trois compagnons.

Je nous compte : 10 ! L'Ami, l'étoile, l'ombre, la fidélité, l'ange, la trompette fourbie, le chien, mes compagnons et moi !

Sur le chemin qui permettrait d'atteindre et la Paix et les hommes de Désir, la Joie est dans les coeurs. Il nous reste à faire vivre la Charité ou l'Amour selon nos aptitudes.