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Martinisme : Rituels & symboles

Martinisme : Rituels & symboles

Dernière mise à jour le Il y a 1692 jours par Hermesophia

Pour l'associé, l'associée, ils entrent dans un monde où tout est merveilleux, c'est Wonderland, le pays des merveilles, le pays des contes de fées ou presque.

Il me semble bon de rappeler que la qualité d'un Martinisme, quel qu'il soit dans sa diversité, dépend uniquement de la qualité de ses membres. N'espérez d'eux rien d'autre que leur humanité et, par leur force et leurs faiblesses, vous ne serez pas déçus.

 

Parmi les croyances véhiculées, les rites et les symboles relèvent d'une haute antiquité. Un petit tour sur l'Internet vous permettrait de voir que les images du pantacle martiniste sont très diverses. Chez l'un le fond est vert, là blanc, ici rouge. J'ai encore un vieux pantacle réalisé par Philippe Encausse sur fond Noir qui date de 1962 ! De cette diversité de fonds, de modules (relire le travail de Ferdinand Bondu), de formes1 (on rencontre désormais des triangles aux formes arrondies), chacun justifiera son pantacle par une légende d'ordre, d'alchimie, de Graal. Cela montre des capacités de raisonnement d'un adelphe, rien d'autre. Tant que « mon » pantacle n'est pas supérieur à celui des autres, cela reste tolérable.

Pour ce pantacle, il existe un tracé relatif à Saint-Martin et une explication qu'il en donne. Une donnée relative à Papus et une amélioration qui aurait été apportée par Philippe Anthelme Nizier plus connu sous le nom de Monsieur Philippe. Ces bases ont donné de bons résultats.

 

Pour ce qui est des rituels, un jour ou l'autre, chacun des Grands Maîtres ou des suprêmes conseils a apporté des modifications. L'histoire qui repose sur des faits reste incontournable. Nous possédons très peu d'éléments rituels venant de Martinès, ceux qui en possèdent garde précieusement au fond de caves aux voussures rétrogrades sous divers prétextes leur trésor. Ceux qui n'en ont pas recréent des rituels plus ou moins efficaces. Ils affirment que ce sont les seuls vrais et efficients, dont acte. Pour Saint-Martin, les éléments sont ponctuels. La lecture des décennies indiquerait quelques-uns de ces points. Pour Papus, ses rituels ont été modifiés en fonction de connaissances acquises au fil des ans. Les preuves existent. Il suffirait à l'amateur de lire les cahiers publiés par Amadou. Ces cahiers sont des faits historiques attestés par la pratique des Italiens qui utilisent encore le rituel. Après Papus, Gérard Encausse, d'autres vinrent ajouter leurs propres éléments. Quelques gouttes de Graal sont à rechercher dans l'oeuvre de Martinès, de Willermoz, de Saint-Martin, de Papus ! N'hésitez pas à nous donner les références. Le Graal est une belle histoire et comme toute légende, elle est porteuse de transformations pour l'âme humaine. Faut-il considérer ce Graal comme un fait historique ?

 

Les légendes, les mythes vécus pendant les initiations sont intéressants. Ils permettent des développements qui forgent le discernement et l'accès humain à des formes de sagesse. Faut-il pour autant considérer la chute adamique comme une vérité incontournable, indiscutable, et abandonner une réalité élémentaire : la chute constitue une donnée qui permet d'utiliser le raisonnement pour arriver au discernement ?

 

Certains ordres très sérieux ont donc introduit des éléments rapportés à la pépite primitive. Comme toute pépite, elle comporte des impuretés qui permettent de prendre conscience de sa valeur et du travail nécessaire pour arriver à un objet précieux. Le diamant sera taillé pour donner ses rayons de lumière ou il restera un caillou de valeur. Le plomb argentifère ou aurifère sera fondu pour laisser apparaître le métal précieux.

Des ordres ont pu supposer que les impuretés n'étaient pas assez nombreuses. Pour éviter d'abîmer la pépite ou le caillou premier, ils ont pu l'enrober. Ils ont augmenté le temps de travail nécessaire à la compréhension de la valeur de ce qui était remis dès la première heure.

D'autres ordres, plus amateurs de décors, de paillettes, de strass que d'éléments aussi purs que possible, sont entrés dans des importations qui peuvent conduire au discernement, à l'histoire. Qui ajoute sa Golden Dawn, qui du druidisme, qui du bouddhisme...

 

Faut-il vraiment critiquer ceux qui entrent de bonne foi dans ses ordres ?

Faut-il critiquer ceux qui utilisent le désir de paraître et cette vieille maladie nommée cordonite ?

 

Je me permets d'exprimer un désaccord, le mien. J'ai connu le temps où Melchissédek amenait des Martinistes à la certitude qu'ils étaient devenus prêtres. Les ans ont passé, voici venu le temps heureux de se déchausser, et pourquoi non quand cela correspondrait à une forme d'abandon des métaux. Je fais part de mon inquiétude quand cela semble conduire des Martinistes à Moïse. Le temple Martiniste n'est pas le lieu où le buisson devient ardent et où nous recevons les tables de la loi. Le fait de se promener pieds nus pour se rapprocher de la période m'inquiète bien plus encore. Tout zèle excessif en certains domaines me fait horreur. Il conduit à des rejets, à des procédures d'inquisition, à des démonstrations fallacieuses. L'intégrisme sonne à la porte des âmes faibles. Donnez leur une croix à porter, ils voudront en ajouter deux ou trois.

 

Ma conception du rôle d'initiateur m'impose de conduire au discernement, d'inciter à la liberté de penser. La dictature d'un homme ou d'un rituel donnent une idée du ridicule. Certains se complaisent aux regards des autres. Ils sont si beaux que d'autres reçoivent l'autorisation de les admirer. Je rencontre le même problème dans la Grande Loge de France lorsque tous les détails du rituel sont réglés de façon absurde par l'application stricte du rituel. Quand tout, vraiment tout, est réglé, je n'ai plus à penser. Dès que tout est prévu, il n'est nul besoin d'une réflexion personnelle.

 

Un ordre Martiniste, à mon orgueilleux avis, me semble avoir pour première tâche de conduire chaque adelphe à découvrir la nature véritable de sa quête intérieure, de sa recherche extérieure. En second, nous fournirions un outil intelligent à chacun par un ensemble de données, rite, rituels, documents, livres... qui ouvrent un accès à une connaissance sérieuse. Ensuite, nous entraînerons chacun à renforcer son désir de devenir quelqu'un qui se sent digne de partager un repas où il est invité quel que soit son état. Dieu nous y appelle. Les hommes supposent qu'il leur faut avoir revêtu de beaux vêtements, de belles idées, un coeur lumineux et plus encore pour répondre. Nos Ordres, si divers soient-ils, répondront à cette faiblesse humaine. Je me lave les mains pour manger à la table du Seigneur. S'il me demande d'aller chercher du charbon avec mes mains, que m'importe que mes mains soient lavées, je vais chercher du charbon ! Vous pouvez préférer refuser et garder vos mains pures. Vous vous asseyez à la table. Pour ne pas salir vos mains, vous attendez que le Seigneur vous donne la becquée. Si vous avez la langue pure, accepterez-vous de déglutir après avoir mâché ? Non, vous préférerez lui expliquer longuement comment il doit vous servir.