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Franc-Maçonnerie - Argo La Blanche

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Informations sur la Franc-Maçonnerie, planches et travaux maçonniques

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3. De 1870 à nos jours

3. De 1870 à nos jours

Dernière mise à jour le Il y a 1263 jours par Hermesophia

Les défaites de 1870 provoquent la chute de l'Empire, c'est l'avènement de la troisième République.

Le gouvernement de Gambetta sera composé de nombreux maçons, le recrutement des politiciens maçons s'effectuera dans la petite bourgeoisie qui jusque là avait toujours été spoliée du pouvoir.

Lors de la Commune en 1871, les loges seront ouvertes au public, il y a deux franc-maçonneries distinctes: l'une rallie le gouvernement de Thiers, même s'il n'est pas maçon, c'est ce qu'on appelle la franc-maçonnerie d'ordre et il existe une franc-maçonnerie révolutionnaire qui appuie les Communards. En avril 1871, se déclenche la guerre civile. De nombreuses délégations de maçons, agissant publiquement en tant que maçons, vont essayer d'influencer la politique de Thiers. Il ne les écoutera pas.

Des loges, sans l'accord des dignitaires, vont aller s'exposer sur les barricades en compagnie de Communards qui leur offriront le drapeau rouge de la Commune. Le Grand Orient de France refuse cette "exhibition" mais les francs-maçons vont défiler publiquement. Les frères ralliés aux Communards menacent de se soulever si les Versaillais, les soldats de Thiers, tirent sur la foule. Thiers se moque des maçons, il veut la fin de l'insurrection. La franc-maçonnerie sera définie comme socialiste et communarde à cause de quelques loges parisiennes dont l'activité n'est même pas reconnue par les dignitaires de l'ordre.

Thiers sort vainqueur de l'insurrection, il décide de fermer les loges. Les francs-maçons compromis sont fusillés ou déportés.

L'ordre, en 1871, n'a ni réelle doctrine ni programme politique, il est désorienté et menacé. Cependant, on retrouve de nombreux maçons dispersés dans tous les partis politiques, surtout dans les mouvements patriotiques et ils sont animés d'un esprit de revanche.

Le Grand Orient de France décide d'interdire les actions politiques qui sont une menace pour l'ordre que les catholiques et les royalistes essaient de réprimer.

En 1881, Gambetta est au pouvoir, les francs-maçons ne quitteront plus les coulisses du pouvoir. en 1885, le Grand Orient de France précise que les francs-maçons ont le droit de faire de la politique mais ils ne peuvent y mêler l'ordre. De 1885 à 1902, on relie la franc-maçonnerie au radicalisme. En 1885, s'établit la Grande Loge Symbolique Ecossaise qui deviendra la Grande Loge de France.

La franc-maçonnerie devient un lieu de rencontres pour carriéristes, elle sera utilisée par le boulangisme, ce qui fera persévérer l'idée de complot permanent préparé par des francs-maçons.

Léon XIII condamne violemment la franc-maçonnerie. Les officiers militaires n'ont plus le droit d'être maçon.

De 1890 à 1900, la franc-maçonnerie sera dénoncée de toutes parts; surtout par Léo Taxil, ancien apprenti maçon chassé de sa loge. Celui-ci affirmera que la franc-maçonnerie est l'oeuvre du Diable, preuves, fondées de toutes pièces, à l'appui, ce ne sera qu'au début du siècle qu'il dévoilera sa supercherie mais beaucoup de gens garderont à l'esprit l'image du franc-maçon diabolique.

Des francs-maçons ne quittent plus le pouvoir, ils agissent en tant que maçon jusqu'en 1902 où on voit l'avènement d'un régime de droite soutenu par l'Eglise.

L'appui de la franc-maçonnerie au capitaine Dreyfus lors de l'affaire renforcera encore la crainte d'un complot judéo-maçonnique.

De 1910 à 1934, les gouvernements se succèdent, on retrouve toujours aux postes de direction des maçons influents. A partir de 1934, les francs-maçons sont de plus en plus accusés d'être des comploteurs, surtout après l'affaire Stavisky où étaient mêlés quelques frères.

La franc-maçonnerie est alors essentiellement composée de cadres moyens, de commerçants, de fonctionnaires et d'employés. On conserve de cette époque, l'image de l'instituteur laïque et franc-maçon.

Après la guerre de 1914-1918, on a une maçonnerie essentiellement de gauche, mais la quatrième Internationale de 1922 interdit l'appartenance des communistes à la franc-maçonnerie. Cela va provoquer le ralliement des Francs-maçons Frossard, Lussy et Gelis à la SFIO bien qu'ils furent les pères fondateurs du parti communiste français mais ils étaient avant tout Franc-maçon.

L'union des gauches se fera en 1924 grâce à l'aide de la Franc-maçonnerie. La montée du fascisme en France sera stoppée sous l'influence des maçons.

Durant la seconde guerre mondiale, même s'il y eut quelques Francs-maçons au pouvoir comme Peyrouton et Langeron, l'ordre va souffrir de la répression. En 1940, le Grand Orient de France et la Grande Loge de France sont dissous, en 1941, toutes les obédiences sont supprimées.

Des francs-maçons seront déportés. Après la guerre la franc-maçonnerie est complètement désorganisée, les frères ne réintégreront que tardivement les postes de pouvoir de la quatrième République. Ce n'est qu'en 1954, avec le gouvernement René Coty, puis en 1956, avec celui de Guy Mollet qui est un franc-maçon, dirigé par Pierre Mendès-France, un ancien maçon, que les francs-maçons carriéristes peuvent espérer retrouver l'influence d'avant 1939.

Durant la cinquième République se poursuivra la lente réorganisation de l'ordre. De Gaulle se moque des francs-maçons même si c'est lui qui a permis, en 1943, la réouverture des loges. Les francs-maçons sont dispersés dans tous les partis.

En 1960, la police surveille les réunions de l'ordre. Jacques Mitterrand est élu grand maître.

Les maçons sont des cadres moyens, des fonctionnaires, il existe chez eux une forte tendance socialiste.

On retrouve des francs-maçons dans les conseils municipaux et les conseils généraux.

On suppose que certains francs-maçons ont aidé François Mitterrand dans sa tentative, réussie, de main mise sur son parti.

La franc-maçonnerie conserve son esprit d'ouverture en invitant à des tenus blanches Valéry Giscard d'Estaing, celui-ci aurait d'ailleurs sollicité son entrée en loge.