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Le Martinisme

La Science du Martinisme

Elle nous permet de remonter vers notre principe d'unité, vers Dieu; pour cela il faut aller vers le Christ,laisser la paix renaître dans nos coeurs,y sentir combien le seigneur y est puissant et doux pour soulager des fardeaux. C'est lui seul qui ouvre le chemin. L'oeuvre tient en quatre temps: se purifier, demander, recevoir, agir. Sédir nous mâche le travail, ainsi que ceux qui nous apprennent à méditer les évangiles, à les vivre, à les mettre en action; à chacun de diriger sa volonté et sa liberté pour aplanir le chemin et permettre à l'entité de lumière de nous ouvrir le chemin du retour selon un processus qui est différent dans les formes mais identique dans sa destination. Les références essentielles de cette science sont dans "l'homme de désir" chapitre 45, 99, 142, 274... Il faut rappeler que les anciennes traditions ne se sont pas éteintes le jour où la politique chrétienne oubliant le message du Christ s'est emparé des trônes. L'illuminisme, la théosophie prennent leurs racines chez Rabelais, Platon, Pythagore, les grandes religions où le Dieu inconnu était adoré. Les hommes se groupent, enseignent parfois au péril de leur vie le moyen de construire un pont entre la foi et la raison. La doctrine de la réintégration des êtres est à la fois une métaphysique et une mystique, or toute la difficulté est de pouvoir passer de la métaphysique à la mystique. Le Martinisme est un joyau à travers lequel la lumière s'infiltre, elle éclaire chacun selon la splendeur qui lui convient ou qui lui est supportable. Il révèle la science des Essences, des êtres, de la vie. Le Martinisme est l'ami des sciences, de toutes les sciences; le progrès ne nous fait pas peur, la vérité mérite d'être révélée. Les sciences laissent l'homme éclaté, disjoint; le Martinisme tente l'union des hommes, l'union des êtres au vivant, l'union des âmes à Dieu. Les sciences profanes sont nécessaires au Martinisme, le symbolisme, la méditation, le pantacle Martiniste, lui sont indispensables. Le Martinisme permet l'ouverture de l'esprit et la focalisation spirituelle. Saint Martin a su condenser les données de Pythagore, Platon, Plotin par l'inspiration du Christ. Le rite, le symbole, les sciences, les livres sont nos compagnons mais plus encore nous sommes notre propre sujet d'études scientifiques; partir à la connaissance de soi et donc des autres reste la base de toute réalité. Rien ne vous parle, tant que le coeur n'éclaire pas ce que vous recevez.

Programmes d'études

Il n'est aucun thème qui soit étranger au Martiniste; toutefois il est nécessaire d'avoir une culture pour comprendre les données avec sa tête, il est suffisant d'avoir un vécu avec son coeur pour partager ses impressions ou ses sentiments. Les deux sont appréciés. Ni le corps, ni le coeur, ni l'esprit, ne feront défaut au Martiniste. Si le travail individuel reste essentiel, le travail en groupe est indispensable. Nos réunions se déroulent suivant un rituel précis, le symbolisme est efficace. Nous étudions l'oeuvre de Saint Martin, les aspects occultes de nos rituels, nous exposons nos recherches. Les échanges favorisent la compréhension par le coeur plus que la pénétration par une des formes de l'intelligence.

Certes et comme dans toute organisation sérieuse, nous affirmons que le monde matériel qui s'offre à nos sens et à notre raison vit d'un monde invisible suprasensible dont il est la manifestation. Le Martiniste s'éveille à la connaissance des deux mondes : le monde sensible et le monde invisible. Certes, les activités des humains sont déterminées par l'histoire des personnes dans un lieu et dans un temps précis, nous sommes attentifs à l'évolution scientifique des données accessibles à l'homme au moins autant qu'à la tradition. Nous refusons pourtant de confondre les voies. Nous acceptons volontiers d'être éclairé par les flambeaux des autres chemins, mais nous avançons sur le chemin de la lumière intérieure. Nous refusons de revenir à des initiations dites antiques qui ne conviennent plus aux hommes du vingtième siècle, de nous adapter à des méthodes orientales avant d'avoir utilisé nos éléments. Le mot de pouvoir, ou de faculté supérieure est souvent accolé au concept d'initiation; le Martinisme se réfère en priorité au bon sens, et à la raison. Nous savons que les phénomènes psychiques sont des processus énergétiques et qu'ils répondent aux lois de conservation de l'énergie. En un point de nous même nous sommes unis à un grand homme comme le laisse entendre Swedenborg. Nos initiateurs sont la racine des arbres, et si les graines sont tombées du ciel, il n'en est pas moins vrai qu'elles poussent dans la terre. Nous mettons en Ordre le plan physique après l'avoir préparé. Le plan du coeur est nourri de fraternité et d'intelligente tolérance. L'intellect est reconstruit par le procédé qui vise à l'enrichissement de soi et d'autrui. La sagesse apparaît comme le signe de la maturation intérieure.

Le travail individuel harmonise les différentes composantes de l'être humain. Le travail collectif laisse la primauté à la voie cardiaque qui repose sur l'amour, la sagesse; permet l'union du visible et de l'invisible afin que la révélation prenne tout son sens : la révélation Martiniste repose sur l'homme. Le Martiniste met en oeuvre une théurgie: Les gestes et les attitudes du rite incantent l'être intérieur la baguette magique de la fée devient chez lui le verbe intellectuel qui force la vérité à se dépouiller des voiles inutiles. L'épée du chevalier est sa volonté qui dissout le mal, et fixe le bien qu'elle sert. Le cercle de protection est son esprit impénétrable aux influences maléfiques de la dispersion matérielle. Les parfums du sacrifice sont dans son coeur où la braise brûle en attendant de devenir la flamme que l'homme ne saurait mettre sous le boisseau. Le Martiniste collabore à la réintégration de tous les êtres avec prudence et discrétion, il collabore à l'amélioration de l'eggrégore de l'univers, par son amélioration personnelle.

Saint-Yves D'Alveydre l'Ordre Martiniste et la Synarchie ou Politique La connexion entre le Martinisme et la synarchie vient de Papus qui considérait Saint-Yves comme son maître intellectuel. Saint-Yves publie les 5 livres des missions de 1882 à 1887; il cherche les principes sur lesquels les institutions d'un état s'appuieront pour faire progresser ne civilisation dans une atmosphère de paix et de justice. Les enseignements de l'histoire sont les résultats synthétiques d'expériences effectuées dans le laboratoire des sociétés humaines. Quelles leçons de sociologie contiennent les livres sacrés de tous les pays? Sur quels principes sont fondés les civilisations? Quel est l'origine et l'évolution de grands groupes sociaux? Que se passe-t-il derrière le voile de certains temples? La connaissance de ces problèmes et des solutions devrait permettre d'anticiper le futur. Les états fondés sur des formes d'esclavage ne sont pas viables. La synarchie est le gouvernement avec principe, les autres fonctionnent en anarchie, c'est à dire sans principes, et l'ambitieux, le rusé s'emparent du gouvernement sans respect pour la vie, ou les besoins de l'homme.