Le magnétisme ...

Le Magnétisme selon Oswald Wirth

Sommaire
  1. Les chemins de la guérison.
  2. Préparation au magnétisme.
  3. Théories sur le magnétisme.
  4. La technique de Wirth.

Les chemins de guérison

Les chemins de guérison.

 

Se poser la question comment guérir, c'est ouvrir l'espace médical, aborder l’histoire et le projet du thérapeute et de la thérapie qui vous est proposée. La philosophie et l'expérience religieuse apportent leur soutien à notre façon de vivre et de mourir.

 

Un malade guérit lorsqu’il a recouvré la santé, son mal s'est dissipé. Le thérapeute prudent dira que la maladie a guéri.

Le biologique est redevenu normal.

Le malade heureux de se sentir guéri peut dire : " vous m'avez guéri !" Le thérapeute guérit. Il sépare le malade de la maladie.

 

Nos représentations de la santé et de la maladie sont liés à des préjugés, à des croyances. Qui guérit ? Qu'est-ce qui guérit ? Qui s'y emploie ?

 

Pour la thérapie spirituelle, c'est Ambroise Paré qui offre une réponse claire : "Je le pansais, Dieu le guérit''

Il reconnaissait la borne du travail du médecin.

Il reconnaissait dans le processus de guérison, la part du divin, celle de la nature qui répare, et qui se répare.

Lorsque la nature quitte son chemin, elle se trouve désarmée, désorientée, abandonnée, sans énergie, sans contact ; la maladie s’installe. Le thérapeute indique le chemin du retour et le malade finit par récupérer ses capacités de vie.

Voilà tout l’art du guérir.

 

La technologie a donné au médecin une nouvelle, il croit pouvoir se passer de la nature ; le médicament guérit. La science peut tout, enfin presque. Pourtant des patients se sentir mal en point, le système de sécurité sociale est arrivé en bout de course.

Des êtres humains se rendent compte que la science évacue leur capacité de se guérir. Faute d’être sollicitée, la capacité s’est endormie, rejetée, elle s’est écartée.

Le savoir de l’homme est devenu le pouvoir de l’homme, et l’homme a exercé son pouvoir, sa puissance ; il a rejeté toute idée d’alliance avec la nature, il a décidé de la rendre sujette, esclave dans les bons cas ; il a rejeté la nature chaque fois qu’il lui a été possible de la rejeter.

La médecine clinique examine la maladie : "Faites silence, que je perçoive les signes qui VOUS échappent et qui seuls m'importent."

Elle fait taire le mal.

D'autres pratiques, de tradition ancienne sont reprises de différentes manière par la psychanalyse. Les magnétiseurs ont compris combien il est important d'écouter le mal de remonter à une source.

Le thérapeute spiritualiste sait qu’il y a en chacun un "médecin intérieur".

 

Paracelse l’a affirmé et d’autres bien avant lui.

Mon livre l’initiation par le rêve rappelle les techniques du temple d'Asclépios où le malade était traité par incubatio, c'est-à-dire par le sommeil provoqué et déclencheur de rêves dont l'interprétation symbolique fournissait les termes du traitement. Dans cet état, le malade parvient à une relation directe avec le dieu lui-même, qui lui apparaissait en personne, et dictait la conduite thérapeutique à observer. La guérison arrivait à la fin d’un parcours initiatique.

Le malade trouvait le moyen d'une rencontre avec cette part cachée de conscience savante inscrite en chacun, il l’a transposée sous la forme d’un contact avec le divin.

Les techniques de sommeil artificiel découvertes et inventées en 1784 par de Puységur, permettait de laisser la parole à cette conscience vigilante inscrite en nous ; elle permettait le retour à l'équilibre.

Le travail du magnétiseur consiste à aider le malade à consentir au mouvement en lui de son propre désir de guérir.

 

Le magnétisme met sa confiance dans les ressources du malade.

Lorsque la médecine fait de l’hypnose au lieu de faire du magnétisme elle retrouve l'abus de pouvoir, le malade est asservi. La suggestion dominait le malade, la chose de l’hypnotiseur.

Le magnétiseur transmet au malade le désir de guérir, il le conduit à une mobilisation générale pour guérir.

Le médecin s’est le malade qui seul détient le pouvoir de guérir.

Le magnétiseur entraîne le malade à renouer le lien avec la vie, avec son corps, avec son esprit. Il entre en contact avec la conscience normale du malade, qu’il le conduit à négocier pas à pas le retour à la santé.

Il sait renouer avec l'être sensé du malade, il travaille avec le malade, il œuvre pour le malade

Le magnétiseur actuel doit connaître des thérapies de l’esprit, il doit les avoir vécues.

 

La relation du magnétiseur à la personne malade est fondamentale. Le magnétisme éveille la puissance de se guérir, il indique un chemin de guérison personnel et parfois aventureux, il aide la personne à choisir ce qu’elle exige vraiment ; le magnétiseur ne joue pas au thérapeute tout puissant.

Le magnétiseur entre en contact avec la personne intérieure du malade, il ouvre au malade ses propres espaces intérieurs. Freud et les problèmes du transfert apparaissent ainsi avoir raison.

La compassion peut lier le magnétiseur et la maladie.

Le malade entre dans une nouvelle perception de lui-même. Il reconnaît chez le magnétiseur les images affectives qui permettent de tirer ce dont elle a besoin pour se guérir. L’aide des défunts est fréquente, ainsi le malade rétablit sa santé en puisant des paroles de vie chez ceux qui furent piégés par la mort.

 

Les commissaires de l'Académie des sciences, en 1784, avaient bien révoqué en doute la réalité des cures magnétiques qui n'étaient à leurs yeux que des effets de l'imagination. Ils n’avaient pas tort.

Le magnétiseur reconnaît la puissance matérielle de l'imaginaire sur le biologique. Cela se sait depuis des temps lointains.

 

Le malade procède à l’élection de sa maladie (dans un mode de pensée qui est à décrypter) ; Le magnétiseur doit l’aider à devenir attentif à la capacité, qu’il détient, de choisir le chemin de sa guérison.

Il faut, pour que l’engagement soit complet, que la médecine technologique l’aide, prenne en compte l'histoire de la maladie, la motivation de ce mode d’expression, l’attente de la maladie.

Pendant que le technicien combat la maladie, le malade est seul pour résoudre une énigme qu’il s’est posé ; seul face à l'ordre des procédures médicales. Seul, sans protection devant le désir de rechute.

Le magnétiseur doit mobiliser son malade contre la maladie. Il l’engage dans un combat solitaire mais dans un combat où le magnétisme n’abandonne le malade. Solitaire, parce que le malade est seul à pouvoir agir, accompagné par le magnétiseur disponible pour indiquer le chemin de guérison.

S’engager en guérison, découvrir la vocation de la guérison, c’est un parcours initiatique. Le chemin parcouru résulte d’un choix, le chemin à parcourir résulte d’un choix, tout est à découvrir.

Apprendre à se connaître, s’écouter, se voir, se sentir, se toucher, se goûter, récupérer une conscience claire, une liberté, se rencontrer dans le miroir comme à travers l’autre, le chemin du malade accompagné par la compassion du magnétiseur est un chemin de vie.

Le malade part à la rencontre de cette instance cachée qui sait la source et le parcours et l’embouchure du fleuve ou du ru maladie.

Pourquoi ai-je choisi ma maladie, pourquoi m’appartient-elle ?

Répondre à cela, c’est s’engager sur un chemin initiatique.

 

Guérir exige un protocole de soins enseigné en faculté, exige une relation à la personne; la guérison est plus longue à venir quand le malade n’est pas reconnu apte à se guérir, apte à poser sa marque sur la maladie, apte à l’accepter ou à la refuser. Le magnétiseur mobilise la substance vitale du malade, il le renoue à la vie, à la lumière des hommes.

Le malade objet devient un consommateur de soins et de médicaments.

Le malade initié respecte les données de la technologie, il utilise en plus ses ressources personnelles.

 

Et vous qui dites-vous que je suis ?

Posez-vous la question et répondez, le père et la mère qui sont en vous ne vous abandonnent pas, l’enfant qui est en vous jouera avec vous, l’adulte tiendra compte des paramètres de la vie et des exigences de la société.

Y a-t-il des conditions préalables pour devenir un bon magnétiseur ?

Y a-t-il des conditions préalables pour devenir un "bon" magnétiseur ?

 

Votre santé est importante ; point n’est besoin d’être en parfaite santé, beaucoup affirment qu’il faut pourtant être en bonne santé.

Le magnétiseur aura de toutes façons une bonne hygiène de vie, une excellente alimentation, un temps de repos suffisant.

Il apprendra les techniques de relaxation et les utilisera pour lui-même et ses malades. Il existe de nos jours d’excellentes cassettes ou C D en vente dans le commerce et adaptés au goût du public.

Un travail sur la respiration est souvent nécessaire, le yoga en offre d’excellents.

Pour se " recharger " en magnétisme, une marche de quelques minutes à une heure, dans un lieu sain ou naturel mais non pollué, si possible pieds nus est suffisante.

L’apprentissage de la concentration est un travail de base. Il existe de nombreux exercices de concentration.

Le magnétisme est sensé pouvoir être offert par les mains, la paume et les doigts, je le vérifie dans les initiations Reïki que je transmets au premier degré; les pieds, le souffle, le regard.

Je n’aborde pas la loi des polarités ; celui qui en a besoin la découvrira dans n’importe quel ouvrage de vulgarisation.

Comme Wirth, je ne suis pas persuadé de sa valeur pour la plupart des cas.

Celui qui s’est convaincu de sa réalité et de la qualité de son fonctionnement en tirera de grands bénéfices.

Joindre polarité du corps humain selon Charazain p149 abc du magnétisme

Le travail du souffle et du regard est fait par un entretien avec le patient avant et après le traitement. L’écoute, le mot qui réconforte sont d’excellentes médecines.

Théories et informations de base

Théories sur le magnétisme

Informations de base

 

 

Magnétisme, branche de la physique qui étudie les corps aimantés. La plupart des matériaux subissent une aimantation temporaire sous l'action d'un champ magnétique extérieur. Celui-ci s'exerce sur les particules chargées en mouvement qui constituent les atomes du matériau. Certaines substances sont douées au contraire d'une forte aimantation permanente comme la magnétite, appelée aussi pierre d'aimant.

Historique

Le phénomène du magnétisme est connu depuis l'Antiquité. Les Grecs, les Romains et les Chinois avaient remarqué que l'oxyde de fer magnétique, la magnétite, avait la faculté d'attirer les objets contenant du fer. Ils avaient également constaté qu'un morceau de fer mis en contact avec la magnétite acquérait la même propriété. Au XIe siècle, les Arabes appliquèrent le magnétisme à la navigation en inventant la boussole. Mais c'est seulement en 1600 qu'une étude scientifique sur le magnétisme fut réalisée par William Gilbert. Dans son ouvrage intitulé De magnete magneticisque corporibus et de magno magnete tellure, il montra que la Terre elle-même se comporte comme un aimant géant, distingua attraction magnétique et attraction électrique, et découvrit que le fer perd son pouvoir d'aimantation lorsqu'il est chauffé au rouge. À la fin du XVIIIe siècle, Charles Augustin de Coulomb effectua les premières études quantitatives, mesurant les forces qui s'exercent entre deux charges magnétiques. Il établit que ces forces sont inversement proportionnelles au carré de la distance qui sépare les charges.

En 1820, Hans Ørsted observa qu'une aiguille magnétique est déviée par un courant électrique traversant un fil conducteur. Cette découverte, qui reliait électricité et magnétisme, fut à la base de la théorie de l'électromagnétisme, élaborée par André-Marie Ampère puis par James Maxwell. En 1880, le physicien allemand Emil Warburg découvrit le phénomène d'hystérésis, qui correspond à un retard des variations de l'aimantation d'une substance ferromagnétique avec celles du champ magnétique appliqué. En 1895, Pierre Curie montra que les propriétés magnétiques des corps dépendent de leur température, étude qui fut complétée dix ans plus tard par la théorie de Paul Langevin, fondée sur la structure atomique de la matière. Cette théorie fut ensuite parachevée par Pierre Weiss qui introduisit le concept d'un champ magnétique moléculaire, champ fictif situé entre les atomes.

L'étude de la matière à l'échelle atomique permit alors d'explorer plus en détail le phénomène du magnétisme. Niels Bohr expliqua ainsi à l'aide de la classification périodique pourquoi le magnétisme apparaît chez les éléments de transition, tels que le fer et les lanthanides, ou les agrégats contenant ces éléments. En 1925, les physiciens américains Samuel Abraham Goudsmit et George Eugene Uhlenbeck montrèrent que l'électron lui-même se comporte comme un petit aimant.

 

Champ magnétique

Des objets tels qu'une barre aimantée ou un élément de circuit électrique produisent un champ magnétique qui s'exprime à l'aide d'un vecteur, souvent noté dont l'unité de mesure est le tesla (symbole T). On peut le représenter par des lignes de champ, qui indiquent la direction du champ en tout point. En outre, plus les lignes de champ sont rapprochées, plus le champ est intense dans la zone considérée.

On peut facilement déterminer la configuration des lignes de champ d'un aimant à l'aide de limaille de fer ou d'une boussole. Dans le premier cas, on place l'aimant sur une feuille de papier sur laquelle on éparpille de la limaille de fer. Cette dernière se positionne alors le long des lignes de champ, révélant ainsi leur structure. On peut également utiliser une boussole, petit aimant qui a tendance à s'orienter de lui-même dans le sens des lignes de champ. En plaçant cette boussole à divers endroits de la source du champ magnétique et en notant à chaque fois la direction de l'aiguille, on peut alors en déduire la structure des lignes de champ. Dans le cas d'une barre aimantée, les lignes de champ émergent d'un pôle et se courbent pour rentrer dans l'autre. Les lignes de champ sont plus denses dans la zone des pôles, correspondant à la région où le champ magnétique est le plus élevé.

Un champ magnétique agit sur les substances magnétiques et sur les particules chargées en mouvement. Lorsqu'une particule chargée se déplace dans un champ magnétique, elle est soumise à une force perpendiculaire à la direction de son déplacement et à celle du champ. Si la particule a une charge q, une vitesse  et qu'elle est soumise à un champ magnétique , la force  qui s'exerce sur cette particule s'écrit :

(voir Vecteur pour la définition du produit vectoriel de par ).

Puisque la force est toujours perpendiculaire au déplacement, une particule se déplace donc dans un champ magnétique sur une trajectoire courbe. C'est pourquoi on utilise les champs magnétiques pour contrôler les trajectoires des particules chargées dans des appareils tels que les accélérateurs de particules et les spectromètres de masse.

Types de magnétisme

Toutes les substances aimantées peuvent être considérées comme des dipôles magnétiques, systèmes constitués de deux masses magnétiques égales de signe contraire +?m et -?m. On définit alors le moment magnétique d'un corps aimanté comme le vecteur , où est le vecteur reliant la masse négative à la masse positive. Les scientifiques estiment que l'électron lui-même se comporte comme un dipôle et qu'il possède donc un moment magnétique intrinsèque.

Diamagnétisme

En général, les électrons appartenant aux atomes d'une substance se regroupent par paires, annulant leurs moments magnétiques respectifs, si bien que les atomes de la plupart des corps ne possèdent pas de moment magnétique permanent. Ces substances sont dites diamagnétiques et ne s'aimantent qu'en présence d'un champ magnétique extérieur. Elles induisent dans ce cas un moment magnétique opposé à la direction du champ magnétique, ce qui explique pourquoi les corps diamagnétiques se trouvent repoussés par les aimants. Parmi les substances affichant un diamagnétisme élevé, on peut citer le bismuth métallique et les molécules organiques comme le benzène.

Il existe cependant des corps comme les métaux de transition (fer, nickel, cobalt, etc.) ou les lanthanides, dont les atomes possèdent des moments magnétiques permanents, en raison de leur structure électronique particulière. Ces matériaux peuvent être paramagnétiques, ferromagnétiques, ferrimagnétiques, ou antiferromagnétiques.

 

Paramagnétisme

Les substances paramagnétiques ne possèdent pas d'aimantation en l'absence de champ magnétique extérieur, car les moments magnétiques de leurs atomes s'orientent au hasard, si bien que le moment magnétique résultant est nul. Placés dans un champ magnétique, ces corps comme l'oxygène ou le platine acquièrent une faible aimantation dans le même sens que le champ. Ils sont donc attirés par les aimants.

 

Ferromagnétisme

Les matériaux ferromagnétiques comme le fer ou certains de ses alliages présentent une aimantation permanente même en l'absence de champ magnétique extérieur, car les moments magnétiques de leurs atomes s'alignent tous dans la même direction et dans le même sens. Cette structure ordonnée confère à la substance ferromagnétique un moment magnétique total élevé?; c'est pourquoi on utilise ce type de matériau dans l'industrie pour réaliser des aimants permanents.

Lorsqu'elles sont chauffées, les substances ferromagnétiques perdent leurs propriétés magnétiques et se transforment en matériaux paramagnétiques. Cette perte devient complète au-dessus d'une certaine température, caractéristique de la substance considérée. Cette température s'appelle la température de Curie, en hommage à Pierre Curie qui la découvrit en 1895. La température de Curie du fer métallique est d'environ 770?°C.

Ferrimagnétisme

Les corps ferrimagnétiques représentés par les ferrites, famille d'oxydes de fer particuliers, ont des propriétés similaires aux substances ferromagnétiques : ils possèdent une aimantation résultante non nulle en l'absence de champ magnétique extérieur et sont donc considérés comme des aimants. Leur structure cristalline est divisée en deux réseaux caractérisés chacun par un moment magnétique différent, la somme de ces deux moments étant non nulle. Contrairement aux matériaux ferromagnétiques, les corps ferrimagnétiques sont des isolants électriques, ce qui les rend très intéressants dans l'industrie, notamment en radioélectricité. La magnétite fait partie des substances ferrimagnétiques.

Antiferromagnétisme

Les corps antiferromagnétiques tels que l'oxyde ferreux FeO ou le chrome peuvent être considérés comme des substances ferrimagnétiques particulières, pour lesquelles les moments des deux réseaux cristallins sont égaux et opposés. En conséquence, l'aimantation magnétique résultante est nulle. Il existe une température analogue à la température de Curie, appelée température de Néel, au-dessus de laquelle la substance antiferromagnétique devient paramagnétique.

Hystérésis

D'une manière générale, un système présente de l'hystérésis si ses propriétés à un instant donné dépendent non seulement des paramètres qui le décrivent à cet instant, mais également de son état antérieur. Les matériaux ferrimagnétiques et ferromagnétiques sont sujets à l'hystérésis : lorsque le champ magnétique extérieur est supprimé, l'aimantation du matériau ne revient pas à sa valeur initiale.

Lorsque le corps ne présente pas ou peu d'hystérésis, il est appelé matériau magnétique doux. On emploie ce type de substance dans les mécanismes utilisant le courant alternatif, afin de limiter les pertes d'énergie à chaque cycle. Si le corps affiche une forte hystérésis, il est dit matériau magnétique dur. On utilise ces matériaux pour la fabrication d'aimants permanents, car ils perdent difficilement leur aimantation.

 

Applications

Depuis un siècle, le magnétisme a connu diverses applications dans de nombreux domaines de l'industrie. Ainsi, en électricité, l'électroaimant est l'un des composants fondamentaux du moteur électrique et du transformateur. En informatique, on conçoit aujourd'hui des mémoires d'ordinateur à l'aide de bulles magnétiques, domaines magnétisés minuscules dont l'orientation magnétique correspond au "?0?" ou au "?1?" de la notation binaire des ordinateurs. On emploie également les substances magnétiques comme supports de stockage de données. L'industrie ferroviaire a également utilisé le magnétisme pour fabriquer des trains à lévitation magnétique, même si actuellement l'avenir de ces prototypes demeure incertain. En médecine, l'imagerie à résonance magnétique nucléaire (IRM), qui fait appel à de puissants champs magnétiques, constitue un outil précieux de diagnostic. En physique des particules, on équipe les accélérateurs d'énormes électroaimants afin de confiner les particules accélérées sur une trajectoire courbe.

 

Mesmer, Franz Anton (1734-1815), médecin allemand connu pour son utilisation d'un état de transe appelé mesmérisme pour le traitement des maladies. Né à Iznang près de Constance en Allemagne, Mesmer fit ses études à l'université de Vienne. Vers 1772 il affirma l'existence d'un pouvoir semblable au magnétisme et capable d'exercer une influence extraordinaire sur l'organisme humain. Il l'appela "?magnétisme animal?" et, en 1775, publia une description de sa découverte et prétendit qu'elle avait des vertus médicinales. Mesmer réussit à guérir des patients avec son nouveau système qu'il introduisit à Paris. Sa technique fut acceptée par certains membres de la profession médicale. En 1785, le gouvernement français fut conduit à nommer une commission d'enquête composée de médecins et de scientifiques mais le rapport de la commission fut défavorable à la théorie de Mesmer. Ce dernier tomba alors en disgrâce et passa le reste de sa vie dans l'oubli. Depuis, le mesmérisme est passé du domaine du charlatanisme à celui de la recherche scientifique : la transe mesmérienne est aujourd'hui identifiée à l'hypnose et sa valeur dans le traitement de certaines affections médicales est largement reconnue.

 

Paracelse, pseudonyme de Theophrast Bombast von Hohenheim (v. 1493-1541), alchimiste et médecin suisse. Querelleur, il critiqua les doctrines médicales de son époque en affirmant que les maladies étaient provoquées par des agents extérieurs qui pouvaient être neutralisés par des substances chimiques.

Né à Einsiedeln (Suisse), Paracelse obtint un diplôme de médecine, probablement à Vienne, puis voyagea beaucoup pour accroître ses connaissances sur l'alchimie, et plus particulièrement sur la minéralogie. Il critiqua vivement la théorie scolastique dérivée des écrits du médecin grec Galien, selon laquelle les maladies sont le résultat d'un déséquilibre des humeurs, ou liquides corporels, et qu'elles peuvent être guéries en effectuant des saignées et des purges. Persuadé que la maladie agressait l'organisme de l'extérieur, Paracelse mit au point des remèdes minéraux grâce auxquels, pensait-il, le corps se défendrait. Il identifia de nombreuses maladies, telles que le goitre et la syphilis, et utilisa divers ingrédients, comme des composés de sulfure et de mercure, pour les traiter. À l'origine de maints de ses remèdes, une conviction : le traitement du mal par le mal, et à cet égard, Paracelse fut un précurseur de l'homéopathie. Bien que ses ouvrages soient parsemés d'éléments de sorcellerie, son scepticisme par rapport aux préceptes médicaux anciens contribua à faire évoluer la pensée de l’époque.

Du Potet parle du magnétisme animal selon Mesmer.

C’est un fluide universel circulant dans la substance des nerfs, si on dirige ce fluide il est possible de guérir immédiatement les maladies des nerfs et médiatement les autres.

 

Il parle encore du magnétisme vital qui concerne les être vivants, végétaux et animaux. Ce magnétisme serait utilisé par des radiesthésistes, il concernerait les rayonnements émis par le corps.

Le magnétisme mental concernerait certains états psychiques et permettrait la suggestion, l’hypnose, le somnambulisme, la sophrologie, la télépathie…

Le magnétisme spirituel serait religieux.

 

L’imposition des mains est non seulement ancienne mais naturelle.

Il est habituel de poser la main, lorsque cela est possible, sur un endroit où je souffre.